Voyager au coeur du peuple.

Partir pendant 6 mois grâce à un PSIJ, c’est se lancer dans une grande aventure. C’est plonger dans le vide en arrivant dans un autre pays où nous avons tous les repères à se créer.

63 jours plus tard, l’expression « Metro-boulot-dodo » pourrait facilement s’appliquer à ma vie ici. Même si, en même temps, ce serait une phrase trop simpliste pour exprimer tout ce que l’on vit au fil des jours.

Le fait de partir si loin de sa famille et de ses amis nous amène à faire de riches prises de conscience sur la personne que nous sommes et à revoir nos plus profondes valeurs.

« Vivre la vie plus simplement » s’applique bien à notre situation.  C’est être heureux avec seulement quelques morceaux de vêtements, c’est savourer la fraîcheur des fruits locaux lors de chaque bouchée. C’est aussi se lever chaque jour et admirer les paysages, les montagnes qui nous entourent matin après matin.

Partir 6 mois, c’est une expérience que l’on vit qu’une seule fois dans sa vie alors c’est mettre son cerveau en mode GRATITUDE pour profiter de la chance que nous avons. C’est prendre conscience de ce qui nous arrive, c’est s’ouvrir aux opportunités et embarquer dans toutes ces aventures des plus inusités aux plus simples.

Partir 6 mois pour un PSIJ c’est aussi être confronté à la pauvreté, c’est se sentir bousculé par certaines réalités culturelles à l’opposé de nos valeurs. C’est devoir se mettre en mode compréhension avec une grande ouverture d’esprit. C’est se sentir impuissant devant l’ampleur des besoins. C’est aller travailler, apporter de nouvelles idées, mais c’est d’être parfois seulement le jardinier qui sème les graines. Nous n’aurons pas la chance de voir ces fleurs s’épanouir. C’est donc avoir confiance en la vie et en la bonté humaine.

Partir 6 mois, c’est donc arriver dans un nouveau pays, avec sa boîte à outils bien remplie. Au fil des semaines, cette expérience ne nous amène pas à la remplir, mais plutôt à améliorer/peaufiner la qualité de ceux-ci et se donner le droit de choisir entre le marteau ou le tournevis pour répondre à la personne que nous sommes.

 

Marie-Josée Chabot, Me

Stagiaire au programme PSIJ

École CIMBA-ANET, Tarija, BoliviePhoto_ChabotMJ3.jpg


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