Sortie sécuritaire des mères du programme

photo-agr-1

La sortie sécuritaire par l’octroi d’une activité génératrice de revenus (AGR) (85$) aux mères vivant dans l’extrême pauvreté est un volet du programme qui permet :

  • De relever les niveaux de vulnérabilité socio-économique de chaque femme après la grossesse ;
  • De promouvoir l’égalité des genres ;
  • De rétablir un climat d’entente et d’entraide mutuelle au sein du foyer ;
  • De promouvoir une gestion éthique et transparente dans les foyers.

La coutume burundaise donne une importance capitale à l’homme et l’homme rural, considère une femme comme une «poule pondeuse» ou une incapable. La seule valeur attribuée par le mari à sa femme est celle de donner la vie. Pourtant les grossesses se suivent et la femme continue à mettre au monde, à puiser l’eau, à chercher le bois, à faire le ménage, à trouver la nourriture pour les enfants et le mari, tout cela sans aucune assistance masculine. Un défi à vaincre au Burundi.

La femme est le pilier du ménage, mais elle est contrainte par les moyens et le manque de soutien, de mettre en évidence ses talents et montrer sa bravoure. L’APECOS, dans son programme CPN, encadre la plupart des femmes rurales, sans revenu, sans considération aucune dans leur ménage. L’homme incarne l’autorité au sein du ménage et il prend les décisions capitales, seul, sans consentement de sa compagne de procréation.

En KIRUNDI on dit «INKOKO NTIBIKA, ISAKE IHARI», ce qui traduit «La poule ne chante pas quand le coq est là». Ce n’est plus toujours le cas ! Il faut noter les progrès de la femme vulnérable qui a suivi le programme de CPN à l’APECOS. La remise de 85$ pour une AGR a été surnommée: «BAKENYEZI  TURASHOBOYE» «nous sommes capables».

img-20170201-wa0001

Avec le volet AGR, nous espérons un changement de comportement du mari vis-à-vis de sa femme. Écoutons les témoignages de ces femmes après avoir reçu le 85$ pour l’AGR et ainsi, avoir pu ouvrir un compte à la caisse d’épargne et de crédit mutuelle.

Francine : âgée de 35 ans et mère de 5 enfants : « Je remercie l’APECOS, qui vient de me faire une femme de valeur. Depuis 2 ans, je voulais participer à une tontine (économie de groupe) des femmes de mon quartier.  Sans succès, car je devais avoir l’autorisation de mon mari. Comme je n`avais pas l’argent, il disait que j’étais une personne incapable. À présent, il commence à me considérer. Je vais faire fortifier cet argent. L’APECOS m’a fait une personne de valeur. »

Jeanne: «Dans mon quartier, avant que le marché central ne brûle, j’avais un capital important. Avec le feu qui a ravagé tout mon capital, je suis devenue malheureuse au point que manger est un problème très sérieux.  Les voisines se moquaient de moi. Avec l’AGR reçu de l’APECOS, je viens de me procurer une machine à coudre. Je recommence mon métier de couturière. »

Écrit par l’équipe du projet

Ce projet est financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s