Madagascar : Les premières pousses

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Entre travaux effectués au Parc de l’Est et plantations pour l’organisme SPVF, on commence officiellement nos ateliers avec les enfants du Centre Sarobidy! Le premier fut sur les différences entre le Québec et Madagascar. L’équipe se divise en quatre sous-groupes pour représenter les quatre saisons québécoises. Nous en apprenons autant sur Madagascar qu’eux peuvent en apprendre sur le Québec. Grâce aux jeux d’animation imaginés par l’équipe et l’aide des intervenantes pour la traduction, le plaisir est garanti!

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Pour les prochains ateliers, nous nous lançons dans le vif du sujet: les enjeux environnementaux. Les thèmes ont déjà été choisis: Eau, Air, Faune&Flore et les déchets. Avec des idées plein la tête, le centre Sarobidy fait aussi l’acquisition d’un poste radio et d’un vidéo projecteur pour ajouter de la musique et des vidéos à l’univers des enfants.
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Les événements se succèdent : Fête nationale du Québec le 24 juin, Indépendance de Madagascar le 26 juin, danse, coloriage, maquillages, découvertes de restaurant,
On s’habitue, on s’habitue … On finit par prendre le rythme en se résignant tous à prendre une petite shot de CIPRO au passage…Le dimanche soir 25 juin, fête de l’indépendance de Madagascar, les jeunes et les moins jeunes se promènent à travers la ville avec des lanternes de papier. Tous se réunissent au centre-ville pour admirer les feux d’artifice colorés. On a l’impression que toute la ville s’est donné rendez-vous pour célébrer; musique et déhanchement sont de nouveau au rendez-vous.

Pour finir le mois de juin en beauté, une mi-stage bien méritée, on salue la ville de Morondava; les pieds dans le sable. Ce pays ne cesse de nous surprendre. C’est définitivement quatre pays en un! La côte ouest est sublime. Emblématique de l’Afrique, nous voyons apparaître des paysages de baobabs. La chaleur de la plage, les tours en pirogue sur le canal du Mozambique, des traversiers moyenâgeux, les fruits de mer et les punchs cocos, les fabuleuses pointes de Tsingy ne sont qu’un aperçu des nombreuses activités et découvertes faites sur la côte.
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De retour à la fraîcheur des hauts plateaux, on se lance tête première dans le travail pour un sprint final.

 

Traitement de l’eau : nos suggestions

1. Life straw : (2 stagiaires sur 9)

Avant mon départ pour la grande île, je me suis demandé quel système d’hydratation serait l’idéal une fois à destination. Comme plusieurs, j’avais déjà entendu parler de la célèbre LifeStraw, une invention suisse permettant de boire à même n’importe quelle source d’eau à l’aide d’une paille filtrante. Cette technologie au charbon a une durée de vie permettant de filtrer jusqu’à 1000 litres et bloque 99,9999 % des bactéries et parasites que l’on peut retrouver dans l’eau. Considérant que la consommation moyenne d’un humain est de 700 litres par année, cette option me paraissait assez durable pour Madagascar et mes futurs voyages. Cependant, j’ai préféré la LifeStraw Go à la paille originale puisque cette dernière est intégrée dans une gourde d’eau sans BPA de 650 ml. Cette option est définitivement plus discrète que de boire en tout temps avec une paille! Je l’utilise maintenant depuis 6 semaines et je recommanderais ce système sans hésitation. Finalement, chaque achat d’un produit LifeStraw, contribue globalement à offrir de l’eau potable aux enfants de communautés en voie de développement à travers l’Inde et le Kenya. Jusqu’à ce jour, cela a profité à plus de 1000 écoles et 625 000 enfants de ces deux pays.

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 2. Aquatabs :
(2 stagiaires sur 9)
Alors pour moi, les petits trucs pour l’eau, c’est les aquatabs. Je ne voyage pas trop souvent et puis je me suis dit que ça valait la peine de payer un peu moins pour des aquatabs que payer davantage pour une machine intense de purification d’eau avec rayons UV et feux d’artifice. Je suis très satisfaite de mon choix. D’ailleurs, on m’a même dit en magasin que certaines machines/bouteilles d’eau tuent les bactéries et les virus, mais parfois pas autant que les pilules ou gouttes purifiant l’eau. J’ai donc toujours bu l’eau du robinet dans ma bouteille de 1L accompagnée de mon aquatab. Il est aussi important de savoir que pour le calcul des quantités d’eau pour une aquatab était davantage rapide dans une bouteille de 1L.

Points positifs:

+Utile pour préparer rapidement de grande quantité d’eau. En 30 minutes, l’eau est traitée.

Points négatifs:
– a un goût de chlore…
– ne filtre pas l’eau  (si particules ou odeur)

3. Pristine liquide (2 stagiaires sur 9)

La méthode que j’ai choisi d’utiliser, pour le traitement de mon eau, est la Pristine liquide. Le vendeur semblait dire au magasin que, comparativement à Pristine en tablette (les comprimés), la version liquide rend l’eau potable en plus de tuer les virus; petit élément que l’autre version ne semblait pas effectuer.

Avec mon imagination débordante, j’ai l’impression d’avoir quelquefois senti et/ou goûté le chlore, mais je continue de penser que ce n’est que dans ma tête. Selon moi, cette méthode fonctionne très bien, le seul point inconvénient est le temps d’attente. En tout, 20 minutes sont nécessaires avant de pouvoir boire. Grands buveurs pressés et dernières minutes s’abstenir !

La Pristine s’achète en deux petites bouteilles séparées. Pour l’utiliser, on mélange 5 gouttes de chacune des bouteilles ensemble. On laisse reposer pendant 5 minutes suite à quoi on mélange le produit à un litre d’eau. On attend 15 minutes et on peut boire.
Points positifs :
– Permet de traiter une grande quantité d’eau à la fois.
– Peu dispendieux.
Points négatifs :
– Ne filtre pas l’eau, ne fait que tuer les bactéries et les virus. Ce n’est donc pas pratique s’il y a des particules dans l’eau.
– Le temps d’attente entre le traitement de l’eau et le moment où on peut la consommer.
4. Bouteille Grayl :
(2 stagiaires sur 9)

La bouteille d’eau grayl est divisée en deux parties. Le premier contenant est celui qu’on remplit d’eau, alors que le deuxième qui est muni d’un filtre au charbon est celui qu’on insère dans le premier puis qu’on presse pour filtrer et purifier l’eau. Le système est très simple, c’est semblable à celui d’une cafetière bodum. En appuyant avec un peu de pression, on obtient 300 ml d’eau saine et propre.
C’est facile à traîner partout. Son coût est d’environ 60-70$.

Points positifs :
+Purifie et filtre les impuretés alors elle peut être utilisée avec une eau qui contient des particules.
+ enlève les odeurs (une eau ferreuse qui pue un peu devient claire et inodore )
+ rapide (il suffit de presser l’eau pendant 30 secs et c’est prêt !)

+Contient un filtre de charbon, donc ne laisse pas de produits chimiques dans l’eau.
+Peut servir en randonnée ou en camping pour puiser de l’eau dans n’importe quel cours d’eau.

Points négatifs :
-Ne filtre pas une grande quantité d’eau à la fois (300 ml) alors pour un usage sur une longue période de temps, ça peut devenir demandant et fatiguant.
-Le filtre doit être changé après 150 utilisations.
-(Cath)Dans mon cas, j’ai commencé à ressentir une résistance après deux semaines d’utilisations, soit après 50 utilisations seulement.

(M-Eve) Je conseille cette solution combinée à une autre façon de faire. Pour ma part, j’utilisais une combinaison entre l’eau bouillie (idéale quand il fait froid), les aquatabs et la bouteille Grayl, tout dépendait du temps que j’avais et de la qualité de l’eau à traiter. Pour les eaux avec particules, la bouteille Grayl est idéale.

5. Bouteille à rayons UV camelback all clear (1 stagiaire sur 9)
Description: La bouteille est faite en plastique robuste et est accompagnée de deux bouchons. Le premier bouchon est utilisé pour le transport et le maniement quotidien de la bouteille. Le second bouchon, dans lequel est intégrée une batterie rechargeable par câble usb, est celui servant à la purification de l’eau. En effet, grâce aux lumières produisant des rayons UV situées sous ce bouchon, les risques de contamination liés aux bactéries et aux virus possiblement présents dans l’eau non purifiée sont éliminés.

Points positifs: Le processus de purification par lumières UV ne dure qu’une minute et l’autonomie de la batterie est bonne pour plusieurs dizaines de cycles de purification. Le bouchon équipé des lumières à rayons UV demande très peu d’entretien. J’ai testé cet appareil avec plusieurs sources d’eau claire et il a toujours démontré une efficacité parfaite.

Points négatifs: Le prix de la bouteille est assez élevé (environ 150$). De plus, si la turbidité de l’eau que l’on désire purifier est trop intense, l’action des rayons UV n’est pas garantie et les risques de contamination demeurent présents. De même, s’il y a des particules en suspension dans l’eau, la bouteille camelback all clear ne peut pas les retirer puisqu’elle agit seulement au niveau des bactéries et des virus.

Ainsi, ce système de filtration est adapté pour l’eau des robinets, des rivières, des lacs et pour toutes les autres sources d’eau claires et libres de particules.

Quoi mettre dans sa valise ?

Voici les conseils du groupe pour faire des bagages judicieux quand on part à Madagascar en hiver (juin-août)…
(Marie-Eve) Apportez plus de crème solaire, car ici, c’est difficile à trouver à des prix abordables. Les Malgaches n’ont pas trop l’habitude de se crémer… pour tous les autres produits de la trousse de toilette, on trouve facilement ce dont on a besoin dans les supermarchés de la ville : bandes de cire froide, gel antibactérien pour les mains, savon, pâte à dent…

Apporter des chaussures de sport, des sandales de plage et… une chaussure propre pour les sorties du dimanche (les sandales crocs à la messe, ça passe moins bien).

(Marie)  L’objet que je regrette d’avoir amené, c’est ma trousse de maquillage. Déjà dans la vie, je me maquille en fréquence  de 2 jours sur 365. En plus, le travail manuel et les jeux avec les enfants nécessitent une certaine ouverture des pores… Je vous conseille donc de limiter votre blocage de pores…

Les objets que je suis contente d’avoir apportés sont mes nombreuses chaussettes. Elles me sont très utiles. Elles me tiennent au chaud, elles peuvent se tacher sur le terrain sans que je sois triste, elles ajoutent de la couleur à mes habits… Bref, nous sommes de bonnes amies.

L’objet que j’aurais aimé avoir, c’est une paire de ballerines. En effet, on peut les porter dans un événement spécial, durant une soirée tranquille, avec des habits chics et des habits plus détendus. Elles sont tant utiles qu’il n’est donc plus nécessaire d’apporter toutes sortes de chaussures ou de manquer de choix devant une situation critique.
(Alex Ca) Objet pertinent amené dans ma valise: mes bottes et mes gants de travail.
Mes bonnes bottes de travail et mes gants de qualité ont assuré ma sécurité à plusieurs reprises. En effet, plusieurs déchets dangereux (verre cassé, clous, aiguilles de seringues) sont présents à de nombreux endroits dans la ville, particulièrement dans le parc où nous travaillions chaque semaine. Mes semelles épaisses et mes gants robustes m’ont protégé efficacement de ces petits objets parfois difficiles à détecter.

Objet inutile apporté dans ma valise: mon masque de plongée.
Notre stage se déroulant au beau milieu de la grande île de Madagascar et de ses montagnes, les opportunités de plongée se sont faites plutôt rares. Bien que nous soyons descendus sur les côtes du pays pour relaxer près de la mer quelques jours, j’aurais volontier échangé mon masque de plongée pour des vêtements chauds et une tuque! En effet, le temps froid à Antsirabe au moment de notre séjour fut beaucoup plus intense que je ne l’avais imaginé pour un pays du sud qui se situe pourtant… en Afrique!

(Ludmilla) Malgré le fait que tout au long du voyage, je me suis servi d’à peu près tout ce que j’ai emmené, autant les vêtements divers que les médicaments, l’objet que j’apprécie le plus avoir apporté c’est mon petit chandail de laine noir. Je le porte presque tous les soirs pour dormir lors des nuits fraîches d’Antsirabe. L’objet que je n’aurais pas dû apporter est définitivement mon troisième bouquin sur la politique écologique globale, en vue de m’aider à rédiger mon texte pour l’université – NOPE … Je surestime mon intérêt à la lecture et sous-estime mon amour pour les nuits chaudes et confortables.

(Laurent, accompagnateur) Devant transporter la trousse de premiers soins du groupe, je savais que j’allais avoir besoin d’une deuxième valise. J’en ai profité pour apporter une boîte de biscuits par stagiaire (whippet, célébrations au chocolat noir, etc.), deux boîtes de gruau et 6 boîtes de Kraft Diner. C’était un peu lourd et volumineux, mais ça en valait définitivement la peine lorsque j’ai vu le sourire du groupe en les distribuant après deux semaines. Par contre, j’ai négligé d’apporter un rasoir. Ce n’est rien de bien grave, mais je suis dépendant des barbiers pour me tailler la barbe.
(Catherine) Ce que je regrette de ne pas avoir apporté : du comfort food du Québec.
J’ai réalisé que la nourriture peut être une grande source de réconfort quand on est à l’étranger et qu’on ne se sent pas bien. Je m’en suis particulièrement rendu compte quand notre super accompagnateur m’a remis une boite de biscuit célébration alors que j’étais malade. Curieusement, cette petite gâterie que je ne mange jamais chez nous m’a apporté un énorme réconfort. J’ai aussi réalisé que j’aurais bien aimé avoir de la soupe lipton et des biscuits soda, par exemple, pour les moments où la santé n’était pas à son meilleur, et de la poudre de Gatorade pour me réhydrater au lieu d’utiliser des sachets de gastrolytes qui ne sont pas super bon!

Ce que je suis contente d’avoir avec moi : mes serviettes et débarbouillettes de voyage! Elles se rangent facilement et sèchent ultra rapidement.

Ce que j’aurais dû laisser au Québec : les bas pâles parce qu’avec la terre rouge d’Antsirabe tout se salit.
 
(Tania) Ce que je regrette de ne pas avoir apporté :
1- Un deuxième pot de crème solaire
Malgré le froid, le soleil est bien présent et comme nous sommes souvent à l’extérieur, mon tube de crème solaire a vite été terminé. La crème solaire est un produit qui se fait rare dans les supermarchés de Madagascar. Lorsqu’on en trouve, ce sont de minuscules pots à gros prix.

2- Un foulard, une tuque et plus de vêtements chauds en général.
Il ne faut pas sous-estimer l’hiver à Madagascar ! Il fait froid, surtout en matinée et en soirée, dès que le soleil s’est couché.
Ce que je suis contente d’avoir avec moi :
Mon manteau d’automne, pour les raisons précitées.
Alex St-Amant, Alexandre Cailhier, Catherine Noël, Ludmilla Ameur, Marie Saydeh, Marie-Ève Bibeau, Mélanie St-Pierre et Tania Poirier.

accompagnateur: Laurent Robitaille-Lainesse

Groupe QSF 2016-2017 – Madagascar

 

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