Séjour au cœur de l’Île Rouge

MadaAJe suis arrivé à Madagascar le 26 mai. C’est la deuxième fois que je viens ici avec L’AMIE. La première fois, c’était l’an dernier dans le cadre du programme QSF. Après avoir apprivoisé la vie de groupe l’an dernier, je savais que de nouveaux défis m’attendaient cette année avec mon PSIJ. Ce sont des défis, mais aussi des réalisations et des personnes que je rencontre ici dont je vais vous parler dans cette chronique.

Tout comme l’an dernier, je séjourne à Antsirabe, la troisième plus grande ville du pays. À 1500 mètres d’altitude, la ville est située au cœur de l’Île sur les hauts plateaux. Comme on est dans l’hémisphère Sud, les saisons sont inversées. Ici, on est au cœur de l’hiver. Les journées sont courtes et la température assez froide. Par assez froide, je veux dire qu’à quelques reprises, il y a eu du gel au sol. Je vous rassure par contre, le jour, cela peut être assez chaud. Parlant de température, saviez-vous d’ailleurs qu’il neige dans plusieurs pays d’Afrique, notamment en Afrique du Sud, au Maroc, en Tunisie, en Algérie, au Lesotho et au Kenya?

Au niveau de mon mandat, il y a eu quelques modifications par rapport à ce qui était prévu initialement. S’il y a bien un aspect que j’ai appris dans mes dernières expériences à l’étranger, c’est que c’est toujours un défi d’arrimer le mandat d’un ou d’une coopérante avec les besoins locaux. En effet, il faut concilier avec des attentes et des besoins qui ont évolué depuis l’écriture du mandat avec le profil et les attentes de la personne. La clé, c’est de trouver un équilibre. Dans mon cas, je suis content d’avoir été patient dans le processus. Tout en restant dans l’idée initiale qui est de travailler en environnement sur le projet de permaculture, on a trouvé une manière de mobiliser mes compétences en gestion de projet et en aménagement du territoire. C’est super, car ça recoupe à la fois les expériences acquises lors de mon baccalauréat en géographie et de ma maîtrise en gestion du développement international.

MadaBÀ l’heure actuelle, je travaille sur un projet de mise en place d’un bassin de pisciculture. Mon objectif principal est de trouver des nouvelles méthodes de financement et d’améliorer les outils de gestion de projet. Je trouve ça très stimulant. On vient d’ailleurs de lancer une campagne de sociofinancement. La réception du public est bonne et ça permet aussi d’augmenter la visibilité pour SPV Felana. Je suis fier de cette réalisation, car je suis confiant que cela va permettre à l’association de mobiliser davantage son réseau de partenaires et ainsi augmenter son potentiel de collecte de fonds.

Sur le plan personnel, j’ai la chance de côtoyer des personnes incroyables. Au travail, je collabore avec beaucoup de personnes tout aussi inspirantes les unes que les autres. Que ce soit avec Luc et Haja qui m’impressionnent par leur dévouement, avec Vassili qui me surprend par sa débrouillardise, avec Fidèle et Rivo qui sont exceptionnellement vaillants ou encore avec Lanto et Solo qui sont des cuisinières hors pair, mes collègues m’inspirent. Tous les jours, j’en apprends beaucoup sur la culture, sur la langue, sur les enjeux du pays et sur les façons de faire. C’est très enrichissant.

MadaCLa fin de semaine, je suis hébergé dans une famille incroyable. Didier, Saloy, leur petite fille Marika et Henri le grand-père sont présents dans la maison. On y partage d’agréables moments. Je me sens privilégié de pouvoir partager leur quotidien avec eux.

En conclusion, j’invite toutes personnes intéressées à tenter l’expérience. Après avoir terminé ses études, faire un PSIJ est une excellente idée pour continuer de développer ses compétences et découvrir un autre pays. En tout cas, pour moi, c’est très positif.

Veloma Tompoko,

Laurent Robitaille-Lainesse, stagiaire PSIJ à SPV Felana, Madagascar

 

Photo 1 : Luc m’explique l’objectif des travaux d’aménagement de la route. En deux semaines, plusieurs kilomètres ont été entretenus par SPV Felana.

Photo 2 : Vassili et Luc constatent l’avancement des travaux en permaculture. Grâce à la collaboration des parents d’élèves, la surface a pu être doublée en une semaine. On sent la fierté dans leur regard.

Photo 3 : Tout le monde met la main à la pâte. Ici, on aménage le canal d’évacuation de l’eau pour la route.


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