Le début de notre périple…

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C’est il y a 3 semaines qu’a officiellement débuté notre fameux périple pour 4 mois en Bolivie, à l’aéroport de Sept-Îles, à seulement quelques kilomètres de Maliotenam.  Nous, les 4 stagiaires, avons alors fait nos derniers au revoir à nos familles et amis.  Nous sommes ensuite embarquées dans le premier des 3 vols qui nous séparaient de Santa Cruz, en Bolivie.

Notre première nuit officielle en Bolivie s’est donc déroulée à Santa Cruz, la plus grande ville du pays.  Nous sommes arrivées à l’Aéroport à 21h, faisant face à un tout nouvel environnement, une nouvelle culture et une langue qui nous était encore totalement étrangère.

                                         « La sensation que j’ai eue en débarquant de l’avion à Santa Cruz est la peur.  La peur de l’inconnu et la peur de me sentir seule.  Car c’est là que j’ai senti que je ne pouvais plus reculer.  Mais en même temps j’étais hyper contente de pouvoir vivre une telle expérience.  Une expérience qui va changer ma vie! » – Renée-Claude

Le fait d’être toutes les cinq ensemble dans cette expérience nous a cependant beaucoup rassurées.  Personne ne savait vraiment par où aller ni comment faire, mais au moins, nous savions que nous n’étions pas seules.  De plus, nous avons été très chaleureusement accueillies dans l’auberge de Santa Cruz.  Le lendemain, puisque nous avions quelques heures devant nous avant notre prochain et dernier vol, nous sommes allées manger et visiter un peu la ville.

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                                                                    « Après un long parcours, nous arrivons enfin à Tarija.  À la sortie de l’avion, nous avons toutes été surprises par la froide température de l’extérieur, très différente de celle de Santa Cruz.  Pour ma part, je me suis sentie tout de suite à « la maison », car la température et l’ambiance me faisaient beaucoup penser à celles de Sept-Îles.  Après avoir passé la sécurité, nous avons eu un accueil chaleureux par notre partenaire Véronica et les stagiaires du PSIJ.  Sur le trajet vers notre hébergement, Renée-Claude et moi avons reçu de très bons conseils de la part d’une des stagiaires qui nous ont accueillies.  Par la suite, les stagiaires nous ont emmenées dans un restaurant où on a pu apprendre à se connaître et discuter.  Le lendemain, nous sommes allées nous promener toute la journée dans le centre-ville, puis nous avons décidé d’aller voir une partie de Basket locale. »   -Jennifer

                                                « À notre sortie de l’avion, nous avons finalement pu rencontrer notre partenaire terrain, Véronica, qui, dès les premiers instants, nous a semblé bien dévouée et sensible à notre bien-être.  Dès le lendemain, j’ai pu aller visiter les familles en sa compagnie et j’ai rapidement vu que sa vision de l’échange culturel et de l’expérience du stage concordait parfaitement aux attentes et motivations du groupe.  Véronica a aussi pris le temps de nous faire un petit tour de ville et nous indiquer le chemin vers les différentes familles qui nous hébergeront à Tarija.  Durant cette «caminata », nous avions toutes le sourire aux lèvres à découvrir notre petite réalité bolivienne qui s’organise tranquillement.  Pour terminer ce petit tour, nous avons pris l’autobus vers l’Association où défilaient le « Mercado Campesino » et les montagnes.  Ces quelques jours en terre bolivienne se montrent très prometteurs pour la suite des choses… » – Kiki

                                              « L’un plus grands défis pour moi sera certainement l’apprentissage de l’espagnol.  En effet, la barrière de la langue en est plutôt limitante pour l’instant puisque nous, les stagiaires, ne la parlons que très peu.  Kiki est toujours disponible et contente de nous aider, mais nous aimerions aussi pouvoir voler de nos propres ailes bientôt.  Personnellement, le fait de vivre avec les membres de ma famille d’accueil est bénéfique, puisque communiquer avec eux m’aide beaucoup à accélérer mon apprentissage en m’exposant davantage à la langue locale. » -Sara

Après la première semaine d’adaptation, que nous avons passée dans une auberge de jeunesse très conviviale, nous avons finalement rencontré les familles avec lesquelles nous allons vivre jusqu’à la fin de notre séjour à Tarija.  Bien que nous étions très enthousiastes à l’idée de s’intégrer davantage aux membres de la communauté, le fait d’être séparées les unes des autres a été en quelque sorte une source d’insécurités.  Nous nous sommes alors retrouvées seules dans nos nouvelles maisons, à devoir faire notre place dans une nouvelle famille. Ce n’est pas tous les jours que ce genre de défis se présentent à nous.  Cependant, jusqu’à présent, l’immersion à la vie familiale se passe plutôt bien.  Nous apprenons à nous connaître et créer des liens lentement, mais sûrement.  Les familles sont très compréhensives et à l’écoute de nos besoins, ce qui facilite grandement notre adaptation.

Le lendemain de notre arrivée dans les familles, c’était maintenant le moment d’aller rencontrer le Centro Forjando Huellas, là où nous allions passer une bonne partie de notre temps en Bolivie.

« Avant d’arriver au Centre, je m’attendais ce que ce soit un peu comme le centre-ville de Tarija, là où nous vivons, c’est-à-dire, un peu différent du Québec, mais quand même pas trop dépaysant.    J’ai été vraiment surprise de la précarité des conditions de vie des membres du quartier.  C’est vraiment une réalité différente de la mienne. » Daniella

En entrant dans le Centre, nous avons rapidement observé les lieux, et conclu que les ressources matérielles y étaient limitées.  Cependant, dès que Nicol et Lucas ont mis les pieds dans l’association, suivis des autres enfants, nous avons alors compris que la richesse de ce Centre n’était pas matérielle, mais bien humaine.  Ce sont en effet les enfants qui donnent la vie et le sens à notre mandat.  Jusqu’à maintenant, nous avons surtout fait de l’aide aux devoirs avec les jeunes, puisqu’il s’agit d’un besoin important pour la communauté.  Nous avons aussi partagé des beaux moments et des fous rires en jouant à la corde à danser et au soccer à la « Cancha » avec eux.  Nous créons lentement des liens avec les enfants, ainsi que leurs parents alors que nous avons commencé à défricher ce qui deviendra bientôt notre jardin commun.  Nous sommes toutes très enthousiastes pour la suite des choses et prête à relever les défis qui se présenteront à nous, et ce comme depuis le début, toutes ensemble!

 

– Groupe SIJA 2019 au Centro Forjando Huellas à Tarija en Bolivie 

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Pour plus d’information sur les stages internationaux pour jeunes autochtones (SIJA) avec L’AMIE, possibles grâce à Affaires Mondiales Canada (AMC), visitez : http://bit.ly/2ZLi0lV


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