De l’extérieur à l’intérieur de la Bolivie

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Il y a maintenant huit mois que j’ai eu envie de retrouver la Bolivie pour y passer quelques mois. Une opportunité en or m’a été offerte; pouvoir retourner dans ce pays aux mille et une montagnes, merveilleux et doté d’une profonde histoire, mais à la fois d’une couche protectrice afin de rester à la surface de toutes les sphères de la vie. J’ai eu la chance de pouvoir combiner, grâce à l’organisme L’Amie, mes envies de commencer ma pratique professionnelle, tout en voyageant. Aujourd’hui, déjà quatre mois sur six se sont écoulés depuis mon départ.

J’ai eu l’occasion d’avoir comme mandat d’aller dans une école adaptée auprès d’enfants et adolescents ayant une déficience intellectuelle. Les réalités du Québec et celles d’ici sont d’apparence deux choses complètement différentes. C’est avec le temps que l’on peut percevoir qu’au final, ce ne l’est pas tant que ça, et que les réactions humaines ont toujours une raison d’être même si sur le coup cela nous chamboule, nous met en colère ou nous désole.

Depuis plusieurs années, j’ai eu tendance à idéaliser tous les pays qui n’étaient pas le Québec et particulièrement la Bolivie, où j’y ai rencontré des amitiés, des paysages et une culture incroyable. Le fait de rester plusieurs mois et avoir la chance d’intégrer cette culture aussi profondément, autant socialement que professionnellement, m’aide à comprendre plusieurs éléments de la vie. Le fait d’avoir vécu des embûches, d’être confrontée à d’aussi grandes différences de conception et vision du monde (par exemple la façon d’éduquer un enfant ou encore la façon d’entretenir la planète), le fait de travailler pour un autre système gouvernemental, aide à comprendre le pourquoi de nombreux comportements contradictoires, et ce, autant des Tarijiens que des miens.

Cette expérience m’a fait réaliser que peu importe où l’on va dans le monde ou ce que l’on fait dans la vie, il faut être bien et en harmonie avec nous-mêmes, sans cela, constamment, nous allons vouloir les choses que nous n’avons pas. Phrase qui est peut-être clichée et qui paraît évidente, mais de la savoir, s’en rendre compte et de la mettre en application, sont trois choses complètement différentes. C’est ce que j’ai vécu et compris en vivant ici ces quelques mois. Il y a aussi une autre citation qui m’a ouvert les yeux sur la vie, mais surtout sur ma propre vie :

 

« Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais bien celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même » —  Gandhi

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Sur ce, pour vivre à Tarija, il n’y a que quelques recommandations afin d’être le plus près des coutumes de Chapaco et Chapaca. D’abord, il faut savoir dire «Buen dia, Buenas tardes» et s’attendre à le dire environ 52 fois par jour. Ensuite, la patience est de mise, car l’attente est un des passe-temps premiers. Surtout, ne jamais s’empresser, car finalement tout finit par être à point quand c’est le bon moment et étrangement, tout se synchronise, mais je le répète, avec patience et sérénité. Tu peux prendre le bus n’importe où dans la rue, tu n’as qu’à lever le doigt en guise d’intérêt à l’embarcation. Pour finir, tu dois faire confiance sur parole aux Tarijenos, car souvent tu te feras dire de te calmer et de ne pas t’en faire « No te preocupe ». Également, tu te feras dire très souvent qu’ils n’ont pas le produit que tu recherches et qu’ils l’auront le lendemain, et ce, les trois jours qui suivront aussi « No hay! Manana! ». Par contre, malgré le temps que cela peut prendre et la qualité parfois douteuse, lorsque les Tarijenos te disent quelque chose, ils finissent par le faire.

La Bolivie c’est de conduire le volant du côté gauche, mais que le tableau de bord soit à droite sur le côté passager. C’est aussi de développer des aptitudes à traverser des rues et des routes entre le trafic perpétuel des vélos, des motos, des autobus, des taxis et des quelques chiens qui tentent également de se frayer un chemin.

La Bolivie c’est aussi de voir une famille de cinq, plus leur chien revenant de faire l’épicerie sur la même moto. C’est aussi du bruit constant et des chiens errants qui ne demandent que de l’amour, des caresses et peut-être un peu de nourriture aussi.

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Pour finir, voici en image mes trois coups de cœur depuis ces derniers mois;

 

Roxanne Côté – stagiaire PSIJ 2019 en Bolivie.

 

Ces stages sont possibles grâce au financement d’Affaires mondiales Canada.  Pour consulter les offres de stage de L’AMIE, cliquez ici.


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