Volet nutrition

dscf7500La chronique sur le volet nutrition du programme va parler premièrement sur l’état nutritionnel, le suivi nutritionnel et la prise en charge nutritionnelle des enfants en malnutrition aiguë sévère (MAS) et deuxièmement sur les enseignements nutritionnels faits auprès des mères du programme.

Voici l’histoire d’une enfant parmi les enfants à risque qui a récupéré son poids. C’est une fille qui s’appelle Sammuella. Au mois de juillet, elle avait un poids de 8 kg et une taille de 80 cm. À l’âge de 2 ans et 2 mois, elle était en dessous du 10ème percentile, c’est-à-dire, qu’elle avait une malnutrition aiguë sévère (MAS). Cette enfant avait une difficulté de fixation de pas, elle était dans une position rampante et elle avait aussi une tuberculose. En collaboration avec le médecin, des mesures d’urgence ont été mises en application pour donner à l’enfant le traitement curatif : supplémentations en biscuit protéiné, en bouillie enrichie de sucre, fruit, farine de maïs, haricot. Nous avons demandé à sa mère de venir deux fois par semaine au centre afin que l’enfant puisse bénéficier des services suivants : les enseignements nutritionnels individualisés, les ateliers culinaires sur la bouillie enrichie ainsi que les séances de stimulation qui sont organisées deux fois par semaine dans notre centre. Nous avons pu constater des améliorations considérables. Actuellement, elle a 11kg700g et présente une malnutrition modérée (MM). De plus, l’enfant marche convenablement. Nous avons de l’espoir qu’elle va guérir de la malnutrition modérée, car elle est encore dans le programme des enfants à suivre.

Le suivi nutritionnel des enfants de moins de 5 ans a eu un grand impact positif sur l’état nutritionnel des enfants, car jusqu’à aujourd’hui nous avons déjà sauvé 5 enfants qui avaient une malnutrition aigüe sévère de type KWASHIORKOR[1].

Par exemple, un enfant X qui habite à GITEGA nous est parvenu au mois d’août à l’âge de 2 mois, il avait 2,00 kg. Il avait un retard de croissance. Son alimentation était exclusivement de lait maternel. Toutefois, la mère avait une insuffisance de la montée laiteuse. Après une consultation par le médecin, la conduite tenue était la suivante : l’enfant est mis sous le lait de substitution (substitut du lait maternel), NAN1, accompagné par l’enseignement nutritionnel à la mère en rapport avec l’usage des biberons et dosages du lait. L’enfant est revenu au centre après un mois et il a gagné 2kg, c’est-à-dire que, pour le moment, avec un poids de 4 kg nous avons l’espoir que son état nutritionnel continuera d’évoluer.

Pour les mamans :

Nous accueillons les mères dont la majorité est des mères célibataires qui ont quitté leurs parents dans la période d’adolescence (elles ont quitté la campagne vers ville) pour chercher un emploi.

Dans les séances nutritionnelles, prise des mesures anthropométriques, dans la distribution de la bouillie et surtout dans les séances des ateliers culinaires organisés ce sont des moments opportuns qui permettent de constater certaines choses en rapport avec le comportement de chacune. Chaque fois que je remarque un comportement inhabituel, je collabore avec le psychologue pour recueillir plus d’information sur son antécédent. Les femmes assistées par le programme sont pauvres, démunies, parfois, elles sont incapables de se nourrir, de se loger et il y en a qui vivait de la mendicité.

enseignement-culinaire-atelier-pratique

Avant de faire un atelier culinaire, il y a un enseignement nutritionnel offert par la nutritionniste sur les techniques de préparation de l’alimentation équilibrée et la façon de conserver les éléments nutritifs lors de la cuisson. Le jour de l’atelier culinaire, les femmes mettent en pratique les enseignements nutritionnels reçus. Ce sont elles qui préparent le menu du jour en supervision de la nutritionniste pour renforcer leur capacité de connaissances afin de les mettre en pratique dans leur vie quotidienne. Le jour de l’atelier, c’est également le jour où l’on observe les différents comportements des femmes enceintes qui peuvent être améliorés, par exemple, l’esprit de partage. Il était constaté que certaines ne voulaient pas partager lorsque le plat du jour est un plat spécial pour elles qu’elles n’ont pas l’habitude d’avoir chez elle (ratatouille, risotto, frite, amarante bien cuite). Actuellement, il y a une amélioration grâce aux enseignements reçus, car nous remarquons qu’il y a une différence entre le comportement avant les enseignements et après les enseignements (elles ont l’esprit de responsabilité, de sociabilité, elles se sentent à l’aise dans le groupe).

écrit par Spès Caritas NDIKUMANA

La nutritionniste du projet /L’AMIE

Le 19 octobre 2016

[1] http://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/kwashiorkor/14067

Ce projet est financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.


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