Mon voyage au CEEBA

photo de groupe

Bonjour je vis à Tarija, en Bolivie, depuis 4 mois. Je travaille au CEEBA, un centre pour des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI). Le matin, ce sont les activités avec les enfants et l’après-midi ce sont les adolescents et les adultes. Le fait de travailler avec des personnes ayant une DI m’a beaucoup aidé à travailler sur mon côté tactile, puisque plusieurs personnes qui fréquentent le centre aiment le contact physique. Ils te prennent par l’épaule, veulent te serrer la main ou ils veulent tout simplement un câlin. Avant de travailler au centre, j’étais le type de personne qui évitait ce genre de contact, puisque ce n’est pas dans ma nature de rechercher les contacts physiques. Aujourd’hui, lorsque j’arrive au centre, je suis plus à l’aise avec ce type de contacts. Souvent, je l’ai initié, puisque je connais maintenant les élèves et que je sais que pour certains c’est important. Cela m’a permis également de mettre mes limites. Maintenant, lorsqu’un jeune est trop proche et que je ne suis pas bien dans la situation, je leur demande de l’espace et en général ils écoutent et me laissent de l’espace ou bien ils me donnent simplement la main.

Ensuite, j’aime le fait que je suis capable de créer des liens avec des élèves même si mon espagnol n’est pas très bon. Pour certains des élèves du centre, créer des liens est plus difficile. Je pense surtout à l’un des enfants avec lequel je travaille depuis le début. Il a parfois dit des méchancetés, que cela soit envers moi ou envers d’autres élèves. Toutefois, je sais que quand j’arrive, il est content de me voir et, même lorsque c’est une mauvaise journée, je prends le temps de lui dire au revoir avec notre petit signe et à ce moment-là il me fait un grand sourire et cela finit bien notre journée. Il teste beaucoup le lien que j’ai avec lui, mais pour moi, malgré tout ce qu’il fait, je vais vers lui lorsque j’entre dans la classe. Dans mes cours en éducation spécialisée, les professeurs nous apprennent plusieurs techniques d’intervention. Dans mes stages au Québec, j’ai pu mettre en pratique plusieurs de ces techniques avec les élèves. Cependant, au centre, la réalité et les interventions sont différentes. C’est une partie de mon travail que je trouve un peu plus difficile.

Maintenant, parlons un peu de la communauté. Les gens de Tarija sont vraiment sympathiques. Ils parlent plus lentement que les autres Boliviens ce qui fait que c’est un peu plus facile de les comprendre. Lorsqu’ils voient que tu ne comprends pas tout à fait, ils t’expliquent avec des mots plus faciles ou même des gestes. Ce sont également des personnes souriantes, comme la madame où nous allons chercher nos légumes ou le monsieur où nous allons chercher notre charcuterie. Il y a encore beaucoup d’exemples comme ceux-là. C’est l’un des aspects que j’aime beaucoup d’ici, car je crois que cela nous a permis d’établir une routine de façon très rapide, puisque après trois semaines, nous savions qui aller voir au marché pour avoir de bons produits avec de grands sourires.

Bien sûr, je ne peux pas vous parler des gens que je côtoie sans vous parler aussi de mes citoyens préférés, les chiens. Il y en a beaucoup dans la ville! Cependant, j’ai mes chouchous. Ce sont ceux pour qui je prends le temps d’arrêter pour les flatter dès que je les vois. Pour commencer, il y a les trois chiens qui sont toujours au centre. Je les flatte et j’explique également aux enfants qu’ils doivent être doux avec les chiens. Il y a également ceux du service de police, ti-chien-fou et la maman. C’est immanquable, s’ils sont là, ils viennent me voir. Il y en a encore bien d’autres, mais ce n’est pas un texte sur les chiens.

Lorsque j’y pense, je trouve ça fou que cela fasse déjà 4 mois que je suis ici et qu’il ne reste que deux mois. J’ai l’impression que tout passe très vite. Avec le mois d’octobre où nous allons être occupés toutes les fins de semaine, il va passer à une vitesse folle. D’un côté, j’ai hâte que l’aventure se termine pour voir les gens que j’aime, mais de l’autre, il me reste encore à apprendre beaucoup ici.

Vanessa Deschênes, stagiaire PSIJ à Tarija en Bolivie. 

 

 

 

Ces stages sont possibles grâce au financement d’Affaires mondiales Canada.  Pour consulter les offres de stage de L’AMIE, cliquez ici.


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